LANCEMENT DE SAISON 10-11 RÉUSSI !

Vernissage de l’exposition, spectacle lundi, mercredi et samedi… Une semaine dense mais ô combien enrichissante, remplie d’émotions, de découvertes et de voyage.  

Voyage que je vous propose tout au long de cette saison, à travers ce blog, pour vous dévoiler quelques instants de la vie d’un théâtre.    

Débutons-le par le vernissage de l’exposition « En lien » qui s’est déroulé au coeur de la nouvelle galerie, réaménagée et renommée « Théâtre des expositions ».    

Vernissage de l'exposition "En lien"

Le même soir, nous avons assisté à la représentation de « La Tragédie comique » avec Yves Hunstad, comédien à la gestuelle parfaite (comme l’on n’en avait plus vu depuis longtemps) et au sens de l’humour délicat. Tout au long du spectacle, il nous parle, nous invite dans le jeu. Il nous dévoile son  personnage et se dévoile lui-même.  

Tout juste le temps de se remettre de ce chef-d’oeuvre et nous voilà déjà au spectacle suivant  : « Voyage » , toujours avec Yves Hunstad et 6 autres comédiens. Tous à leur manière, ils nous ont emmenés sur la route sinueuse des sentiments, du monde et de l’autre monde.  

Deux jours, deux spectacles… montage et démontage s’enchaînent dans une ambiance décontractée mais toujours avec le souci du détail. Le perron s’habille pour la soirée du mercredi et le foyer se colore, et peut-être l’aurez-vous remarqué, le ton s’harmonise avec l’affiche du spectacle.  

Habillage du perron

Le foyer s'harmonise au spectacle

Cette soirée de samedi a vu résonner la salle d’éclats de rire… Une scène avec un décor réduit à sa plus simple expression pour deux comédiens dont la seule présence suffit à occuper tout l’espace scénique ! 

  

Il s’agit en effet de François Morel et Olivier Saladin dans « Bien des choses ». Ils décortiquent, dans ce spectacles, les travers de nos rédactions estivales avec subtilité et vivacité. Un échange de correspondance vivant, drôle et émouvant parfois . 

Jeudi à l’affiche « Novecento : pianiste », joué, raconté, conté telle une belle histoire par Pierre-Isaïe Duc. 

     

Bien des choses

Ah les voyages… Nous rêvons de partir quand le ciel est bas chez nous, parcourir le monde, faire figure d’aventurier ou au contraire de s’aplatir sur une plage à l’autre bout de la terre. Voyager nous est synonyme de repos, de coupure bienvenue dans la fatigue des jours qui se suivent alors que les voyages sont souvent éreintants: les contrôleurs aériens font la grève, la climatisation du car tombe en panne, la chambre d’hôtel avec vue sur la mer donne en réalité sur l’arrière-cour, la salade qu’on avale imprudemment et vous rend malade comme vous ne l’avez jamais été. Les voyages sont rarement des vacances et pourtant le monde entier est persuadé que l’herbe est plus verte ailleurs, le soleil plus beau, le chaud plus chaud, le froid plus vif, zigzaguant ainsi dans les airs au-dessus de toutes les mers et de tous les continents pour se rendre à sa destination rêvée. De ces voyages, on ramène des souvenirs en vrac, des colliers en coquillage parfois mais surtout… beaucoup de cartes postales aux paysages idylliques ou qui illustrent des personnages en costumes traditionnels dont on inonde ses voisins, ses amis et ses collègues de travail.

François Morel et Olivier Saladin sont avant tout connus pour avoir, durant plusieurs années, fait partie de la troupe des Deschiens, animée par Macha Makaïeff et Jérôme Deschamps. Les Deschiens ont marqué l’histoire de l’humour en France avec leurs personnages de « petites gens » de province, ceux qu’on décrit comme appartenant à la France d’en bas, sûrs de leur bon droit mais en même temps marqués par des conditions de vie difficile. L’humanité dans le traitement de ces personnages leur a permis d’éviter toute forme de méchanceté facile et de cynisme. On retrouve dans Bien des choses cette même tendresse pour deux familles – les Rouchon et les Brochon – dont les récits de vacances s’inscrivent en quelques mots sur des cartes postales envoyées des quatre coins du monde. Il y a de l’absurde, de la férocité aussi sur ces touristes qui n’ont rien à dire; on ne peut s’empêcher de penser à sa propre façon de partir, aux raisons qui nous poussent à acheter une croisière ou un marathon des pyramides. Et de s’identifier à cette nostalgie qui peut nous saisir quand, une fois parti, la seule chose dont on a envie est de rentrer.

Nous joignons à cet article les riches biographies de François Morel et Olivier Saladin, deux acteurs qui tracent leurs voies dans des champs très variés.

François Morel

Après des études littéraires et un passage à l’École de la Rue Blanche (ENSATT), François Morel entame une carrière de comédien et entre dans la troupe de Jérôme Deschamps et Macha Makeïeff. Il joue dans Lapin-Chasseur, Les Frères Zénith, Les Pieds dans l’eau, Les Brigands, C’est Magnifique, Les Précieuses Ridicules et est Monsieur Morel dans les Deschiens sur Canal + de 1993 à 2000.
Il écrit et interprète Les Habits du dimanche mis en scène par Michel Cerda, en tournée dans toute la France pendant trois ans.
Il joue dans Feu la mère de Madame et Mais n’te promène donc pas toute nue de Feydeau, mis en scène par Tilly et, au Théâtre du Rond-Point, dans Le Jardin aux Betteraves de Dubillard, mis en scène par Jean-Michel Ribes.
Il est acteur dans les films de Etienne Chatiliez, Lucas Belvaux, Jacques Otmezguine, Christophe Barratier, Michel Munz et Gérard Bitton, Guy Jacques, Pascal Thomas et Gérard Mordillat.
Parce qu’il adore la chanson et le théâtre, parce qu’il est curieux de nous surprendre, François Morel a écrit en 2003 les chansons du récital de Norah Krief La Tête ailleurs puis en 2006 ses propres textes de chansons pour le spectacle  Collection Particulière mis en scène par Jean-Michel Ribes au Théâtre du Rond-Point  et en tournée en 2006 et 2007. Le disque et le DVD du spectacle sont sortis chez Polydor.

Entre novembre 2007 et avril 2009, il joue Les Diablogues de Roland Dubillard avec Jacques Gamblin, dans une mise en scène de Anne Bourgeois, à Paris ( Théâtre du Rond-Point) et en région.
Il a créé le spectacle Bien des Choses en juillet 2006 avec Olivier Saladin et le joue depuis régulièrement. Le spectacle a été joué au Théâtre de La Pépinière à Paris entre septembre et décembre 2009.

Son nouveau disque « Le soir, des lions… », sort chez Polydor le 29 mars 2010 et son nouveau concert, créé le 24 février 2010, mis en scène par Juliette, sera en tournée (entre mars et mai 2010) et au Théâtre du Rond-Point en mai-juin 2010.

Depuis septembre 2009, il fait une chronique sur France-Inter tous les vendredis à 8h55.

Olivier Saladin

Olivier Saladin entame une carrière de comédien au théatre des Deux Rives à Rouen où il y joue entre autres dans « 14/18″ d’après Henri Barbusse, « Oncle Vania » de Tchekhov, « Cinema » de Joseph Danan mise en scene d’Alain Bezu puis entre dans la troupe dirigée par Jérôme Deschamps et Macha Makeïeff. Il joue dans Lapin-Chasseur, Les Pieds dans l’eau, Le Défilé, Les Précieuses Ridicules. Et est Monsieur Saladin dans les Deschiens sur Canal + de 1993 à 2000. Au théâtre, il a joué dans Un Coeur attaché sous la lune de Serge Valetti, mis en scène de Bernard Lévy, Une visite inopportune de Copi mis en scène de Yann Dacosta, Violette sur la Terre de Carole Fréchette, mis en scène par Maxime Leroux en tournée puis au Théâtre 13, Les Amoureux de Carlo Goldoni mis en scène par Gloria Paris.

En septembre 2008, il créé un spectacle qu’il a écrit et qu’il interprète Petits Potages Mécaniques, dans une mise en scène de Catherine Delattres. Il joue dans le spectacle sur Satie avec Alexandre Tharaud, Jean Delescluse, François Morel et Juliette à la Cité de la Musique et en tournée en 2009.

En mars 2010, il joue au Rond-Point sous la direction de Jean-Michel Ribes Nouvelles Brèves de Comptoir.

Il a joué au cinéma dans Le Colonel Chabert, d’Yves Angelo, Bienvenue chez les Rozes de Francis Palluau, Bienvenue au Gîte de Claude Duty, Les Poupées Russes de Cédric Klapish, Elisa de Jean Beker. A la télévision, on a pu le voir dans la série Boulevard du Palais, Le Cri d’Hervé Basle, Marie Besnard de Christian Faure, Un Amour à taire de Christian Faure.Il a réalisé deux courts-métrages: La pêche aux maquereaux et Ceci n’est pas une pomme.

Bien des choses, samedi 18 septembre à 20h30 au Théâtre du Crochetan