Actions Hors Scène autour du spectacle « Le Pré ou les poèmes skilistiks »


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A l’occasion du spectacle Le pré ou les poèmes skilistiks de Pierre-Isaïe Duc par la compagnie Corsaire Sanglot, le Théâtre du Crochetan vous propose de raviver vos souvenirs de neige.
Allez fouiller dans vos albums de familles, dans vos cartons de photos entreposés au galetas ou dans votre ordinateur dernière génération afin de dénicher votre plus beau cliché !

Pour les déposer:

https://www.facebook.com/event.php?eid=274178359268948

Schuss au Café de la Banque
Découvrez, en exclusivité et gratuitement, le jeudi 10 novembre à 18h30 au Café de la Banque à Monthey, un extrait de la pièce !
Cet amuse bouche proposera la scène de la course au bistrot et durera 10 minutes. A déguster sans modération.

Valais mythique, Valais mité
Exposition
du mercredi 2 au jeudi 10 novembre
En écho à une scène du spectacle sur le thème des constructions en montagne et des conflits d’intérêts entre tourisme et nature, le Foyer du Théâtre du Crochetan accueille l’exposition « Valais mythique, Valais mité ». Cette exposition présente à l’aide d’exemple
concrets les conséquences du mitage en Valais. Il ne s’agit pas de stigmatiser une commune ou un village, mais de démontrer que chaque région est concernée, que chacun de nous peut agir. Par nos choix personnels, par nos comportements  et par nos décisions politiques, nous participons tous à la construction de notre espace de vie.

Opération les bonnets du coeur
La compagnie Corsaire Sanglot a besoin de vous ! D’ici au 5 novembre, elle doit récupérer 100 bonnets de ski pour la création de sa pièce Le pré ou les poèmes skilistiks. Les frimas
approchants, vous allez sans doute, l’âme en peine, ressortir vos habits d’hivers. Au milieu d’eux vous découvrirez peut-être, oh tristesse sans nom, un vieux bonnet tout mité. Faites un don ou un prêt à la compagnie Corsaire Sanglot !

Toutes les informations ici:

https://www.facebook.com/event.php?eid=178070195613821

Novecento: pianiste

Ecrivain parmi les plus connus et aimés d’Italie, Alessandro Baricco est né à Turin le 25 juin 1958.

Après une thèse en philosophie et un diplôme de piano au Conservatoire, Baricco travaille comme critique musical à La Repubblica puis comme journaliste culturel à La Stampa.

Son amour pour la musique et la littérature a inspiré depuis le début sa carrière de romancier. En 1991, il remporte le Prix Médicis étranger avec son roman Les Châteaux de la colère. En 1993, il publie Océan Mer puis, en 1994, Novecento: pianiste, un monologue théâtral créé spécialement pour l’acteur Eugenio Allegri. Ce texte a également inspiré le réalisateur Giuseppe Tornatore qui en a fait un film La légende du pianiste sur l’océan.

Alessandro Baricco, outre son activité de romancier, a travaillé à la télévision, à la radio et a fondé une Ecole – la Scuola Holden – qui enseigne les techniques narratives.

Novecento: pianiste

Le texte de Baricco met en scène l’histoire d’un pianiste né sur un paquebot, mort sur un paquebot, qui n’en descend pas sa vie durant.

Au-delà de l’originalité de l’anecdote, Novecento réunit plusieurs problématiques intéressantes. Tout d’abord, la figure de l’homme qui navigue sur un bateau parle de notre humaine condition: nous sommes tous embarqués sur un trajet personnel qu’il est difficile de quitter autrement que par la mort. Autre image évoquée, celle du survivant qui, à la façon d’un pensionnaire de l’Arche biblique, échappe au déluge. Et celui qu’on sauve est le pianiste, l’artiste qui sublime le monde, suspendu entre ciel et mer. Le personnage de Novecento offre à l’auteur, plus simplement, l’occasion d’un éloge de la différence: quoi de plus insolite qu’un génie solitaire qui fait corps avec la mer et épouse avec son piano le mouvement des vagues?

La mise en scène de Denis Rabaglia joue la carte de l’isolement, de la fragilité de cet homme perdu au milieu des flots. Posé sur un plateau qui tangue, l’acteur Pierre-Isaïe Duc interprète magistralement le narrateur qui raconte au public cette histoire. Pas d’effets visuels superfétatoires, une bande-son qui souligne là où il faut la dimension émotionnelle du trajet de la naissance à la mort de Novecento. Rabaglia, en réalisateur de cinéma, maîtrise parfaitement l’art du gros plan, la précision des séquences qui commencent et se terminent de façon très nettes.

Il se dégage de ce spectacle, qui ne manque pas d’humour par ailleurs, une espèce de mélancolie qui évoque un temps disparu, un âge d’or de la musique que le narrateur tente d’effacer à coup de whisky. La référence à Scorcese, Coppola et Eastwood, parmi bien d’autres, nous plonge dans l’univers des bars mal famés, habités par les fantômes de ceux qui, un jour, ont existé sous la lumière des projecteurs.


LANCEMENT DE SAISON 10-11 RÉUSSI !

Vernissage de l’exposition, spectacle lundi, mercredi et samedi… Une semaine dense mais ô combien enrichissante, remplie d’émotions, de découvertes et de voyage.  

Voyage que je vous propose tout au long de cette saison, à travers ce blog, pour vous dévoiler quelques instants de la vie d’un théâtre.    

Débutons-le par le vernissage de l’exposition « En lien » qui s’est déroulé au coeur de la nouvelle galerie, réaménagée et renommée « Théâtre des expositions ».    

Vernissage de l'exposition "En lien"

Le même soir, nous avons assisté à la représentation de « La Tragédie comique » avec Yves Hunstad, comédien à la gestuelle parfaite (comme l’on n’en avait plus vu depuis longtemps) et au sens de l’humour délicat. Tout au long du spectacle, il nous parle, nous invite dans le jeu. Il nous dévoile son  personnage et se dévoile lui-même.  

Tout juste le temps de se remettre de ce chef-d’oeuvre et nous voilà déjà au spectacle suivant  : « Voyage » , toujours avec Yves Hunstad et 6 autres comédiens. Tous à leur manière, ils nous ont emmenés sur la route sinueuse des sentiments, du monde et de l’autre monde.  

Deux jours, deux spectacles… montage et démontage s’enchaînent dans une ambiance décontractée mais toujours avec le souci du détail. Le perron s’habille pour la soirée du mercredi et le foyer se colore, et peut-être l’aurez-vous remarqué, le ton s’harmonise avec l’affiche du spectacle.  

Habillage du perron

Le foyer s'harmonise au spectacle

Cette soirée de samedi a vu résonner la salle d’éclats de rire… Une scène avec un décor réduit à sa plus simple expression pour deux comédiens dont la seule présence suffit à occuper tout l’espace scénique ! 

  

Il s’agit en effet de François Morel et Olivier Saladin dans « Bien des choses ». Ils décortiquent, dans ce spectacles, les travers de nos rédactions estivales avec subtilité et vivacité. Un échange de correspondance vivant, drôle et émouvant parfois . 

Jeudi à l’affiche « Novecento : pianiste », joué, raconté, conté telle une belle histoire par Pierre-Isaïe Duc.